samedi 15 mai 2010

L'historique du Requiem

Notre chère amie de "Voix si Voix la" m'a envoyé ce texte de présentation de l'oeuvre de Mozart.

C’est le comte Walsegg qui commanda mystérieusement ce requiem pour la mort de sa femme en février 1791 en préservant son anonymat. Mozart, à cette période, manquait cruellement d’argent et accepta un premier paiement de 50 ducats. La somme de 3000 Florins était promise à la fin de l’œuvre. Alors très malade, Mozart décéda sans terminer le Requiem, ni même toucher le solde de son salaire.

A sa mort, seul le " Requiem æternam "et le " Kyrie" étaient totalement achevés. Les basses et les parties vocales du " Dies Irae " jusqu’à la huitième mesure du " Lacrimosa "étaient aussi écrites à quoi s’ajoutent quelques indications d’orchestrations. Le " Domine Jesu " et L’ " Hostias " se présentaient de la même manière. Le reste, c’est à dire le "Sanctus", le "Benedictus" et "Lux aeterna", manquaient totalement.

La femme de Mozart, Constanze demanda à l’élève de Mozart, Franz Süssmayer qui avait reçu les dernières indications du maître, de terminer le chef-d'œuvre. D’une part, afin de toucher la somme promise en fin de travail et d’autre part, pour honorer les derniers souhaits de son défunt mari.

Süssmayer commença par recopier les partitions de Mozart et continua l’œuvre, réalisa l'instrumentation de la séquence et de l'Offertoire d'après les indications de Mozart, compléta le Lacrimosa à partir de la neuvième mesure et recomposa les quatre dernières parties pour lesquelles il disposait des esquisses de Mozart. Enfin pour la communion, il se rapporta au Requiem et au Kyrie. Soucieux de faire cette œuvre aussi homogène que possible, il recopia intégralement les deux premiers mouvements.

La première audition du Requiem complet eut lieu le 14 décembre 1793 à WienerNeustadt.

Ecouter le Requiem, mais l’écouter vraiment, comme Mozart disait " entendre", est une invitation au voyage ; un voyage au fond de soi. L’écouter et l’entendre, est, pour un mélomane croyant, une prière assurément portée jusqu’aux cieux. L’écouter et l’entendre, lorsque l’on n’est pas croyant, est un instant qui porte vers le doute et le désir d’admettre… que Mozart pourrait être à lui seul, la preuve, le plus bel argument d’une foi en Dieu.

Mais chacun porte ses sentiments et ses convictions là où la vie le mène. Nous restons libres de nos pensées.

" Son dernier souffle fut comme s'il voulait avec la bouche, imiter les timbales de son requiem, je l'entends encore." Sophie Haibel, belle-sœur de Mozart.

mardi 13 avril 2010

Tous ensemble! Tous ensemble!

Enfin nos trois chorales ont été réunies à Vincennes! Il était temps que nous fassions connaissance avec nos camarades de « bagne vocal » de Paris! Mais, bou diou, que nous étions nombreux! Ah c'est qu'on se tenait chaud dans la salle! Bon, on a aussi vu le visage d'un nouveau chef de choeur, au regard « christique » qui m'a d'abord foutu les jetons! Jean-Christophe, qu'il se nomme! Il dirige avec talent la chorale « voixsi-voixla ». tant il est vrai que son regard profond et ses yeux bleus font plus penser au gourou hypnotiseur qu'à celui d'un chef de choeur! Heureusement cela s'est vite dissipé quand il a commencé à nous décrasser les cordes vocales! Et Dieu sait si certaines avaient besoin d'un bon « ramonage »!
D'abord, nous n'étions pas habitué à la puissance sonore colossale dégagée par notre nombreuse assemblée! Quelle puissance de feu!
A côté de nos répétitions hebdomadaires, c'était toute la différence qu'il y a entre celle de la « canonnière du Yang Tsé » et celle du cuirassé « Missouri »! (enfin pour les vieux qui connaissent)
D'ailleurs Jérôme nous a fait remarqué gentiment qu'il n'arrivait pas à maitriser l'emballement de son quadrige de chevaux furieux! On a tout de suite compris qu'il fallait donner du mou dans la corde à noeud, si on ne voulait pas esquinter les trompes d'eustache de notre chef vénéré. Et surtout son bel enthousiasme! Tout s'est bien passé, néanmoins. Nous avons fait du bon boulot. Pourtant ce ne fut pas simple de diriger tous ces choristes pas toujours très attentifs! J'ai encore dans l'oreille le « vol du bourdon » de Rimski-Korsakov joué par des basses, pendant que Jérôme faisait chanter les ténors! Mais je ne dénoncerai pas! Moi qui croyait naïvement qu'il n'y avait que nos altos ou nos sopranos pour jouer les pies jacasseuses! Ah messieurs! Vous m'avez cruellement trahi!
Enfin, je vous pardonne car nous avons tous bien chanté ensemble! Quoi que tout ne soit pas parfait, et qu'il reste du boulot. Jean-Christophe nous a rappelé quelques principes très utiles; à savoir que nous devons connaître nos partitions par cœur afin de BIEN regarder et suivre notre guide, notre maître, notre métronome, notre cristal de quartz, c'est à dire notre chef de choeur!
Il paraît même que nous allons les avoir en « alternance » tous les deux!
Pour le reste, en parlant boutique, j'ai mis à jour l'agenda. J'ai constaté que sur le site de la chorale de « Voixsi-voixla » à la section « programme » il y avait l'adresse des concerts avec quelques informations utiles, que je me suis autorisé à mettre aussi sur notre site. J'espère que Jean-Chritophe n'y verra pas d'inconvénients!
J'ai fait les enregistrements complets de notre répétition. J'en ferai une synthèse à peu près présentable en retirant toutes les « scories »! C'est à dire les bruits intempestifs, les reniflements, raclements de gorge, les confidences surprisent par des imprudents qui n'ont pas vu mon micro pendu au portant de nos vêtements, etc.... Et je vais tâcher de mettre tout ceci sur mon site!

A plus!

samedi 26 septembre 2009

Amadouer Amadeus !

Voilà la dure et incroyable mission que nous allons devoir remplir avant le mois de juin 2010, afin d’interpréter « correctement » cette œuvre immense que constitue le Requiem de Mozart. Notre cher Jérôme, qui ne doute de rien, nous en croit parfaitement capables. Est-il trop optimiste ? Est-il « suicidaire » ? Apparemment pas ! Alors faisons-lui confiance !
J’ai ouvert ce petit blog, non pas pour débiter mes habituelles pitreries, mais pour donner des renseignements annexes sur nos répétitions.
Car j’ai l’ambition de nous « culturer » un peu sur le sujet ! Afin de ne pas paraître trop débile ou inculte si quelque pékin de nos connaissances avaient l’outrecuidance, ou l’insolence de nous interroger sur l’œuvre de Mozart dont nous avons la redoutable charge d’apprendre à l’interpréter !
Déjà, cela va commencer par quelques liens sur des sites intéressants la concernant. Mais aussi, l’expression écrite de quelques conseils, que notre chef nous aura donnés lors de nos répétitions. Alors ; Haut les chœurs ! Et « avanti la musica »